Sortie Wild Bees Project – Sur la piste des bourdons – 7 mai 2022

Andrène cendrée (Andrena cineraria) Abeille sauvage

La première sortie terrain du Wild Bees Project était bien ventée et fraîche sur les pentes exposées du Mont Mourex !

Malgré tout, nous avons réussi à observer et photographier quelques insectes, tous pollinisateurs.

Entre orchidées sauvages, alisiers blanc et tapis de saponaire, de remarquables abeilles sauvages nous ont fait l’honneur de leur présence. Le bourdon, lui, est resté bien discret !

Prochaine sortie le 11 juin 2022, réservez votre ½ journée pour en apprendre encore plus sur les abeilles sauvages et les pollinisateurs de notre région.

« On ne protège bien que ce que l’on connaît! »

A bientôt, l’équipe du Wild Bees Project.

Le Wild Bees au Jardin Botanique

Dimanche 10 avril dernier, l’équipe du Wild Bees Project s’est rendue au jardin Botanique de Genève afin d’assister à une conférence sur les abeilles. La conférence et l’atelier ont été assurés par notre collègue de l’association, le Dr Vet. Rosa Maria Licon Luna.

« Abeilles, productrices de miel ou pas, solitaires ou sociales, mais toutes pollinisatrices » était le thème. La biodiversité des plantes et la biodiversité des abeilles sont étroitement liées, et cela va plus loin que l’apiculture et que les abeilles à miel.

Merci à toutes les personnes présentes, un beau moment d’échange sur les abeilles dans le cadre enchanteur du jardin botanique !

Le Wild Bees Project a besoin de vous

L’association recherche du monde pour renforcer son équipe ! Les personnes qui souhaiteraient s’impliquer, même peu, mais suffisamment longtemps et régulièrement pour participer à l’avancement des projets de sensibilisation, de protection et d’étude des abeilles sauvages, sont les bienvenues.

Envie de sensibiliser le jeune public? Mais vous n’avez pas de compétences en apiculture ? Ce n’est pas un problème ! Si vous avez un intérêt pour l’environnement et les pollinisateurs, contactez-nous, nous vous montrerons le chemin !

Envie de découvrir les ruches et les pratiques durables et respectueuses en apiculture ? Vous pourriez nous suivre au rucher du Fort l’Ecluse.

Envie de photographier, reconnaître, communiquer autour des insectes pollinisateurs ? Alors rejoignez-nous, le Wild Bees a besoin de vous!

Vous pouvez nous contacter, par mail, à l’adresse suivante: info@wildbeesproject.org

Des fleurs par saison: Le lierre

Le lierre des bois ( Hereda helix) est une plante providentielle qui pousse un peu partout.

Son feuillage dimorphe et persistant offre refuge à de nombreux animaux toute l’année. Le lierre fleurit en automne et fructifie à la fin de l’hiver et au premier printemps, ce décalage offre le pollen aux pollinisateurs et la nourriture aux oiseaux quand il n’y a plus grand-chose d’autre à se mettre sous la dent. Il produit un abondant nectar très recherché par les abeilles, leur permettant de parfaire leur provision pour l’hiver. 

Le lierre est donc une plante de grande importance pour les pollinisateurs et toute la petite faune locale !

Les abeilles sauvages de Basse-Californie

C’est dans le dernier magazine « Abeilles en liberté » (n°11) que notre responsable scientifique, Rosa Maria Licon Luna, nous raconte, à travers un article passionnant, une histoire d’abeilles, ailleurs dans le monde. Cet ailleurs, c’est au Mexique, sur les terres de son enfance. Pendant le confinement et pour des raisons impérieuses, elle aura bravé les contrôles liés au Covid et les aéroports déserts pour rejoindre sa famille, et sans le savoir, les abeilles sauvages de Basse-Californie.

N’hésitez pas à vous abonner à Abeilles en liberté https://www.abeillesenliberte.fr/

Un magazine au service de la biodiversité ordinaire !

Retour sur l’avant-première du film « Être avec les abeilles »

Le 7 septembre dernier, la salle du Cinelux à Genève a accueilli Guillaume Lacour du Wild Bees Project et Stéphanie Vuadens de la fondation Arche des abeilles, pour discuter avec le public suite à la projection du film « Etre avec les abeilles ». Ce documentaire de Perrine Bertrand et Yan Grill est consacré exclusivement à la vie de l’abeille mellifère, que ce soit dans les ruchers ou en pleine nature loin des activités humaines (NB: Apis Mellifera représente 1 seule espèce d’abeilles sur les 2000 identifiées en Europe).

Thierry Pochet du Wild Bees Project est également intervenu pour partager sa vision de l’apiculture et répondre aux questions sur les ruches troncs.

Le public, intéressé et parfois même engagé pour le sort des abeilles et des pollinisateurs, a participé à un échange chaleureux et nous l’espérons, toujours plus sensibilisant.

Nous vous encourageons encore à allez voir ce film passionnant dans ce cinéma de passionnés !

De droite à gauche : Stéphanie Vuadens, Thierry Pochet, Guillaume Lacour

Toujours en salle en ce moment, ne tardez pas !

https://www.cinelux.ch

Sensibilisation

Le saviez-vous ?

Les équipes du Wild Bees Project œuvrent dans les écoles du Pays de Gex !

La sensibilisation à la sauvegarde des abeilles sauvages est une des priorités de l’association.

C’est pourquoi depuis début juin, nous proposons aux écoles et centres de loisirs de Ferney-Voltaire, Prévessin-Moëns et Cessy des activités ludiques auprès des enfants.

A programme, jeux et découvertes autour des thèmes de la pollinisation et de l’importance des insectes pollinisateurs, de la vie des abeilles dans la ruche, des abeilles sauvages et de leurs habitats (fabrication d’hôtels à insecte, différence entre une ruche traditionnelle et naturelle) et des différentes façons de venir en aide aux abeilles !

Les enfants apprennent vite et sont si curieux !

On ne protège bien que ce que l’on connaît ;o)

L’expérience Bee Box

Parmi les objectifs du Wild Bees Project, il y a la recherche et l’étude d’abeilles mellifères à l’état sauvage. Le but est d’évaluer leur capacité d’adaptation et de résilience sans intervention humaine (Cf. apiculture). De mieux comprendre comment ces abeilles sauvages résistent aux maladies, aux pesticides, aux prédateurs, etc.

Pour trouver les nids d’abeilles et pouvoir les étudier, nous avons expérimenté il y a quelques jours un équipement appelé « Bee Lining Box » (préconisé par le Professeur Thomas Seeley, expert américain des abeilles mellifères). Une simple boîte en bois constituée de 2 chambres identiques séparées par une cloison amovible, de 2 battants sur les faces avant/arrière et d’une paroi en plexiglas à l’extrémité de la chambre arrière.

La méthode de recherche est simple mais demande de la patience ! En quelques mots, les abeilles sont attirées à l’intérieur de la « Bee Box » par un peu de miel, on leur laisse le temps de s’en délecter. Puis elles repartent au nid avertir d’autres ouvrières de la présence du délicieux liquide. Quelques minutes passent et d’autres abeilles arrivent pour goûter à leur tour le miel. A ce moment-là, les abeilles sont délicatement marquées au pinceau avec une couleur (peinture naturelle inoffensive). On remarque alors le retour des abeilles marquées avec chacune sa couleur. C’est à partir de là qu’il faut calculer le temps de l’aller-retour nid/Bee Box, ainsi que la direction du vol des abeilles. Au fur et à mesure, les mêmes opérations se répètent et on se rapproche progressivement du nid jusqu’à le trouver.

Lors de notre expérimentation nous n’avons pas trouvé de nids d’abeilles sauvages car nous étions dans une zone trop proche de ruches apicoles. D’après nos calculs de distance et la direction des abeilles, un rucher se trouvait bien à quelques kilomètres.

Mais la technique fonctionne parfaitement et nous referons l’expérience dans un milieu naturel moins exposé aux ruchers domestiques avec l’espoir de trouver des nids d’abeilles sauvages.

On ne protège bien que ce que l’on connaît !

Affaire à suivre !

La Bee Lining Box
Mise en place et lecture du protocole
Une première abeille arrive!
Première abeille de marquée
On repère la direction de l’envol, pas simple!
En attendant le retour des abeilles, observation du Bourdon des Pierres

Une ruche tronc au Fort l’Écluse

Environ 1000 espèces d’abeilles ont été dénombrées en France et 600 en SuisseApis mellifera est la seule espèce en Europe à produire du miel. Cette « abeille à miel » vit sur notre planète depuis 6 à 9 millions d’années, elle a réussi à faire face et à s’adapter à divers problèmes (maladies, prédateurs, températures extrêmes, etc.) grâce à la sélection naturelle. Ce petit hyménoptère existait donc avant, durant et après les dinosaures. Il a survécu aux ères glaciaires, une adaptation extraordinaire ! Mais aujourd’hui, Apis mellifera peine à se préserver des ravages liés à la pollution environnementale et génétique (introduction de souches d’abeilles non-adaptées aux conditions locales), aux maladies, aux prédateurs ainsi qu’à la destruction de leurs habitats naturels. Or les abeilles et tous les pollinisateurs sont essentiels au maintien de la biodiversité.

En partenariat avec Pays de Gex Agglo, l’association Wild Bees Project œuvre pour la préservation des abeilles sauvages mellifères. Sur une des plus haute terrasse de Fort l’Ecluse, un rucher très particulier a été installé en 2020. Évoluant dans un écosystème relativement préservé, il se veut être représentatif d’une apiculture durable avec un minimum d’interventions humaines et une récolte de miel limitée, utilisée surtout pour le nourrissage de ces mêmes colonies.

Le 24 avril 2021, l’association WBP a installé une ruche tronc vide, habitat proche de l’habitat naturel de l’abeille mellifère. Fabriquée à la main par Thierry Pochet, membre du WBP, avec le tronc d’un Pin (résineux). La ruche fait environ 28 cm de diamètre avec une épaisseur de bois de 10 cm (l’épaisseur d’une ruche conventionnelle est d’environ 1,5 cm) pour un volume de 35 litres (dans la nature, les nids d’abeilles ne dépassent pas les 40 litres et sont le plus souvent de forme arrondie). Grâce à cela, l’isolation est optimale, la chaleur est uniforme et sans « points froids » minimisant ainsi les risques de moisissures et le développement de maladies. Cette forme arrondie offre une telle isolation que les abeilles n’ont besoin que de 3 kilos de miel pour passer l’hiver contre 15 kilos dans une ruche conventionnelle ! Dans une ruche tronc, il n’y a pas de cadres. Les abeilles bâtissent elles-mêmes l’intérieur de la ruche en fonction de leurs besoins et elles savent très bien le faire ! Cette ruche tronc sera occupée, soit spontanément par un essaim, soit par l’ajout d’une colonie d’abeilles locales.

Thierry et la nouvelle ruche tronc
Le coeur de la ruche

Le saviez-vous?

Les pollinisateurs sont aujourd’hui victime du manque de ressources en plantes mellifères. Pour les aider, vous pouvez agir !

  • Semez des plantes mellifères locales et indigènes dans votre jardin ou sur vos balcons.
  • Ne tondez pas l’intégralité de votre gazon et laissez quelques zones monter en fleurs ou en friche. Ces zones offriront une nourriture indispensable aux pollinisateurs.
  • Il est essentiel de proscrire tous les produits toxiques, les produits phytosanitaires et engrais de synthèse. Préférez les solutions naturelles.
  • Préservez les haies et les bosquets qui apportent ombre, protection contre le vent, fraîcheur et humidité, refuge et nourriture.
  • Créez des points d’eau avec de simples écuelles ou la création d’une mare.
  • L’agriculture biologique est une source nourricière importante et de qualité pour les abeilles et pour vous.